Cette journée d’action fut une incontestable démonstration de force. Elle met, une nouvelle fois, en lumière des aspirations très fortes.
Deux thèmes majeurs, pour ne pas dire gigantesques, peuvent être mis en avant :
– la justice sociale et le pouvoir d’achat
– les services publics.
N’oublions pas de citer aussi la jeunesse, car elle était extrêmement présente parmi celles et ceux qui ont défilé hier en masse dans les rues de France. Et qu’en plus d’être notre avenir, elle joue un rôle central dans le contexte actuel.
Il y a maintenant deux erreurs – on pourrait parler ici de fautes politiques – à ne pas commettre :
– opposer la contestation actuelle à une supposée majorité silencieuse. Tout simplement parce que, au cas d’espèce, les préoccupations évoquées ci-dessus sont très largement partagées, bien au-delà des personnes engagées dans l’action.
– jouer la montre et l’épuisement de celles et ceux qui se mobilisent. Un tel choix porterait un coup terrible à la notion même d’action politique, déjà fortement attaquée et parfois décrédibilisée.
Tout un chacun sait qu’il y a des contraintes budgétaires. Mais il est tout aussi patent qu’il y a d’autres choix qui peuvent être faits et des marges d’importance qui sont susceptibles d’être dégagées. En tout état de cause, la balle est, pour l’heure, dans le camp du Gouvernement. Il lui appartient d’apporter des réponses qui, elles, pour le coup ne doivent résolument pas être à la marge.
Dans l’intervalle, nous serons dans notre rôle, en maintenant la pression, pour exiger encore et toujours une politique marquée par la justice sociale, la prise en compte des enjeux de pouvoir d’achat et la défense des services publics.
Après un puissant 5 novembre …



